Crée le
Communiqué de presse
Note 47
Note méthodologique
Cette étude exploratoire s’intéresse à la mise en location dite « informelle » de chambres meublées et de « chambres à café ». Ce type d’hébergement est régulièrement considéré comme un « parc social de fait », dans des contextes où une offre suffisante de logements sociaux fait défaut. Dans les situations les plus extrêmes, notamment en termes d’insalubrité, on considère aussi que ces hébergements font partie intégrante du « sans-chez-soirisme ». Cependant, la désignation « chambre à café » dans le langage commun au Luxembourg n’a pas de signification légale ni d’équivalent clair dans la littérature scientifique, ce qui contribue à son informalité.
Si certaines communes du pays ont constitué des registres de ces chambres, la connaissance de l’étendue de ce secteur et de sa répartition sur le territoire reste très partielle et décentralisée. Cet effort nous semble néanmoins essentiel, à la fois pour mieux comprendre la composition réelle et la typologie du parc de logements d’une part, et pour contribuer à mieux appréhender les situations résidentielles posant potentiellement des problèmes d’habitabilité, de sécurité (à la fois physique et d’occupation) et de salubrité d’autre part. Au regard de ces enjeux, cette étude exploratoire avait pour objectif de tester des pistes méthodologiques contribuant à mieux identifier et analyser le marché des « chambres à café » et des chambres meublées dites « informelles ».
Sur le plan méthodologique, un premier travail exploratoire a été réalisé à Esch-sur-Alzette, avec le soutien de la Ville. Nous avons ensuite répliqué la démarche (et complété avec d’autres méthodes dans les cas où cela nous semblait pertinent) pour la Ville de Luxembourg et Diekirch. Dans les trois communes, nous avons identifié des cafés (avec présomption de chambres aux étages) sur le terrain, en nous concentrant sur les axes structurants et en travaillant quartier par quartier. En complément de ce travail de terrain, nous avons récolté des annonces d’immeubles de rapport en vente sur les principaux portails immobiliers. Pour la Ville de Luxembourg, nous avons également recensé des annonces de chambres à louer sur les réseaux sociaux. Les méthodes testées apparaissent pertinentes pour localiser l’offre qui se situe dans des bâtiments à habitation. Parmi les méthodes testées, le travail de terrain ressort comme étant le plus efficace pour identifier ce type de chambres.
Ce travail exploratoire fait ressortir trois principaux besoins:
Il nous semble aussi pertinent d’encourager un travail conjoint renforcé entre services communaux, ainsi qu’avec le niveau national, afin de mieux croiser les informations existantes venant des registres de population et des bâtiments communaux entre eux et avec des bases nationales telles que les registres fonciers (y inclus sous l’égide du RNBL). Cet effort collectif permettrait à la fois de mieux connaître la structure du marché locatif au niveau local et d’obtenir un plus juste aperçu d’ensemble de la structure du marché locatif au Luxembourg.
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